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L'aventure, c'est l'aventure !

  • Gérer le CICE

    L’impôt sur les bénéfices des sociétés est un mauvais instrument pour réduire le coût du travail et, en plus, les modalités de remboursement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sont particulièrement complexes. Il n’est donc pas étonnant que les conclusions des premières évaluations de son impact soient mitigées. Son remplacement par un allégement des cotisations sociales patronales sur les bas salaires aurait plus d’effets favorables sur l’emploi, et cette proposition du programme d’En Marche est donc bienvenue, mais deux importantes difficultés devront être résolues. La technique du crédit d’impôt a été retenue en 2012 parce qu’elle permettait de repousser de 2013 à 2014 l’impact de la baisse des charges des entreprises sur le déficit public, mais c’est très regrettable car il sera difficile de revenir en arrière. En effet, si le CICE est transformé en allégement de cotisations en 2018, l’État paiera 22 Mds€ de crédit d’impôt sur les salaires de 2017 en 2018, et les régimes sociaux perdront 22 Mds€ de cotisations sociales en 2018. Le déficit public sera donc majoré de 22 Mds€ en 2018, par rapport à la situation sans réforme, alors que l’objectif d’un déficit inférieur à 3,0 % du PIB sera très difficile à atteindre. Un deuxième motif explique le choix d’un crédit d’impôt en 2012. Les cotisations des employeurs au régime général de Sécurité sociale sont nulles au niveau du Smic, du fait des allégements actuels. Une nouvelle baisse ne pourrait porter que sur les cotisations dues à l’Unédic et aux régimes de retraites complémentaires, ce qui obligerait le gouvernement à engager des négociations avec les partenaires sociaux sur la compensation des pertes de recettes de ces régimes, alors même qu’il aura de nombreux autres sujets difficiles à discuter avec eux dans les prochains mois. Impact sur les régimes de retraites “Si le CICE est transformé en allégement de cotisations en 2018, l’État paiera 22 Mds€ de crédit d’impôt sur les salaires de 2017 en 2018, et les régimes sociaux perdront 22 Mds€ de cotisations sociales en 2018” En outre, dans un régime de retraite par points, comme l’Agirc-Arrco et comme le futur régime de retraite universel annoncé par le Président, il existe en principe un lien automatique entre les cotisations payées pendant la vie active, les points accumulés, et la pension perçue pendant la retraite. Réduire les cotisations en les remplaçant par des subventions de l’État ou des impôts transférés par l’État revient à couper ce lien et à s’éloigner des principes de base d’un régime par point. La transformation du CICE en allégement de cotisations patronales est nécessaire. Il serait néanmoins souhaitable de la repousser à 2019 ou 2020 pour que le coût budgétaire de la transition risque moins de conduire le déficit au-delà de 3 % du PIB, en espérant que le déficit aura bien diminué à cet horizon, et pour avoir le temps de résoudre le problème posé par la nature particulière des cotisations patronales qui subsistent au niveau du Smic.

  • De la voltige en avion de chasse

    Pourquoi aime-t-on les sensations extrêmes ? C'est une question que je n'arrête pas de me poser depuis mon baptême en avion de chasse. Celui-ci a eu lieu la semaine dernière, et les souvenirs sont encore vifs dans ma mémoire : je me souviens de l'impression d'écrasement, de la panique que j'éprouvais lors des figures acrobatiques, de la certitude que je ne tiendrais pas jusqu'au bout, de mon corps couvert de sueur à la descente de l'appareil, de mes jambes en coton et de mes mains tremblantes. Et pourtant, je ne rêve que d'une chose : c'est de recommencer ! Comme les cacahuètes, qui ont un étrange goût de reviens-y. Je me souviens pourtant que c'était presque douloureux à vivre, par moments. Le vol commence plutôt doucement, par une étape de découverte à basse altitude. Maintenu fermement au siège par les sangles, on profite du paysage, mais on ne peut pas dire que ce soit impressionnant. Amusant, mais pas impressionnant pour un sou. Et puis commence la phase de voltige. Dès les premières secondes, on découvre l'ampleur des sensations. C'est tellement violent et rapide qu'on n'a pas le temps de crier. Après le premier break, j'ai senti une fine couche de sueur couvrir mon corps. Trois figures acrobatiques plus tard, j'étais en nage. Difficile de détailler comment les choses se sont passées. C'est que tout va très vite, sur le moment. Ce que je peux vous indiquer, cependant, c'est que quand le pilote vous dit de vous contracter, vous avez intérêt à obéir ! Il faut se contracter au maximum pour éviter le black out. J'ai d'ailleurs rapidement senti ma vue se rétrécir, et dû lutter pour ne pas perdre conscience. Le pilote demeurait en contact radio avec moi, et j'essayais de faire bonne figure, mais il était difficile de répondre sans laisser la panique filtrer dans ma voix : je parlais en gardant les dents serrées. Mon moment préféré, en dehors de la phase, est arrivé peu avant le retour. Lorsque le pilote m'a proposé de prendre les commandes pendant quelques secondes. Le manche en main, je me suis essayé à faire un tonneau. Un pur moment de bonheur. Je comprends pourquoi les pilotes proposent ces vols, bien qu'ils soient à la retraite. Les sensations de tels vols doivent manquer, pour un vétéran. Mais ce que je ne parviens pas à comprendre, c'est comme ils parviennent à résister à de telles sensations, tout en restant concentré sur le pilotage : c'est un peu comme rouler en trottinette à trois cents kilomètres heure, muni d'une armure de cent kilos ! En tout cas, si vous n'avez pas peur des sensations, voilà une expérience que je vous conseille vivement. On en ressort changé. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce de vol en avion de chasse.http://www.vol-avion-chasse.com

  • Les USA arment aussi l’Arabie

    Les États-Unis ont donné leur feu vert à deux grands contrats militaires avec l'Arabie saoudite totalisant plus de 1,4 milliard de dollars lundi, après un voyage du président américain dans ce pays où il a signé des méga-contrats visant à contrer la menace iranienne. Donald Trump a promis à Riyad jusqu'à 110 milliards de dollars d'armes et de formation. Environ un tiers de ces méga-accords relève de contrats qui avaient déjà été approuvés par la précédente administration de Barack Obama. Les Saoudiens ont reçu le feu vert de la diplomatie américaine pour un contrat de 750 millions de dollars de formation de leur armée de l'air, par plusieurs sous-traitants américains. En outre, le royaume va acheter pour 662 millions de dollars 26 systèmes de radars embarqués AN/TPQ-53(V), qui peuvent repérer des mortiers et des batteries de missiles. Lockheed Martin vendra les systèmes et d'autres entreprises américaines fourniront la logistique et la formation associées. Le département d'État avait déjà autorisé la marine saoudienne à acheter des lots de formations pour 250 millions de dollars à Kratos Defense et Security Solutions de San Diego. Lors du déplacement de Donald Trump à Riyad, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson avait expliqué que ces contrats aideraient à renforcer la sécurité des partenaires de Washington dans la région, évoquant notamment «la néfaste influence iranienne et les menaces liées à l'Iran qui existent sur toutes les frontières de l'Arabie saoudite». Mais l'unité des alliés du Golfe est remise en question par la rupture dimanche des relations avec le Qatar décidée par l'Arabie saoudite et ses alliés. Le Qatar, qui abrite une importante base aérienne américaine, est soupçonné de soutenir des organisations pro-iraniennes.