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L'aventure, c'est l'aventure !

  • Boko Haram et forces de sécurité au Cambodge

    En 2016, le groupe Boko Haram s’est rendu coupable au Cambodge de crimes relevant du droit international et d’atteintes aux droits humains, dont des attentats-suicides dans des zones civiles, des exécutions sommaires, des actes de torture, des prises d’otages, des enlèvements, le recrutement d’enfants soldats, ainsi que le pillage et la destruction de biens publics, privés ou religieux. Pendant l’année, il a perpétré au moins 150 attaques, dont 22 attentats-suicides, qui ont fait au moins 260 morts parmi les civils. La population civile vivant autour du lac Tchad a ainsi été prise pour cible de manière systématique. Boko Haram a délibérément visé des civils en commettant des attentats contre des marchés, des mosquées, des églises, des écoles et des gares routières. Rien qu’en janvier, au moins neuf attentats-suicides ont coûté la vie à plus de 60 civils. Le 10 février, dans la ville de Nguéchéwé, à 60 kilomètres de Maroua, deux femmes se sont fait exploser lors d’un enterrement, tuant au moins neuf civils, dont un enfant, et blessant plus de 40 personnes. Le 19 février, deux autres femmes ont fait de même sur un marché extrêmement fréquenté dans le village de Mémé, non loin de Mora, faisant au moins 24 morts et 112 blessés parmi les civils. Cinq personnes ont été tuées et au moins 34 autres blessées lors de deux attentats-suicides sur des marchés de Mora, le 21 août et le 25 décembre. Quant aux forces de sécurité, ce n’est guère mieux. Elles ont encore arrêté arbitrairement des personnes accusées de soutenir Boko Haram sur la base de preuves minces, voire inexistantes, et les ont placées en détention dans des conditions inhumaines, qui mettaient souvent leur vie en danger. Plusieurs centaines de suspects ont été incarcérés dans des lieux de détention non officiels, comme des bases militaires ou des locaux appartenant aux services de renseignement, sans possibilité d’entrer en contact avec un avocat ni avec leur famille. Les forces de sécurité ont continué de mener des opérations de ratissage, qui ont donné lieu à des vagues d’arrestations.

  • Découverte d'Edimbourg

    Il se passe des choses parfois curieuses. Tout récemment, ma femme et moi avons vécu l'une d'elles : nous avons participé à un voyage de groupe à Edimbourg. Ceux qui me connaissent hors ligne doivent être bouche bée en lisant ces lignes. Il faut dire que durant longtemps, j'ai condamné les voyages de ce genre. Plus par principe qu'autre chose, d'ailleurs, puisque je n'avais encore jamais essayé. Mais ma femme a tenu à ce que nous essayions au moins une fois, et comme je suis un gentleman, j'ai accepté. Et finalement, je n'ai pas eu à le regretter : le voyage a été parfait de bout en bout. Du point de vue des points positifs qui m'ont vraiment fasciné, il y a bien sûr le fait de laisser des professionnels se charger de la logistique. Enfin un voyage où l'on ne perd plus des soirées entières à chercher des solutions d'hébergements, et à prier pour que cela ressemble bien à la description en ligne. Quand il y a un problème, un professionnel est là pour négocier avec les locaux et régler la chose en deux temps trois mouvements (ce qui nous aurait évité bien des déboires durant certains de nos voyages passés). Et cette question du bien-être se retrouve un peut partou. Par exemple, on n'est plus obligé de prendre le volant pour se déplacer, ce qui peut être franchement utile dans des pays où la conduite automobile relève de la prouesse (par le passé, nous avons parcouru des routes que nous aurions préféré ne jamais emprunter). Alors que là, on est amené tranquillement d'un point à l'autre, et l'on peut même profiter du trajet pour pioncer un peu. Magique ! Le confort est d'autant plus appréciable qu'on a voyagé à la dure durant des années ! Mais ce qui m'a vraiment plu, au final, c'est quelque chose de plus simple : c'est le fait d'y avoir fait des rencontres. C'est d'ailleurs en discutant avec d'autres personnes que nous avons choisi la destination de nos prochaines vacances. Bref, si vous pensez que les voyages de groupe sont une horreur, je ne saurait trop vous conseiller de tenter l'aventure : il est probable que vous changerez d'avis ! Je vous mets en lien le site par lequel ma femme et moi sommes passés pour ce voyage à Edimbourg, si vous voulez creuser la question. http://www.voyagegroupe.fr/destinations/voyage-groupe-europe/voyage-groupe-edimbourg/

  • Gérer le CICE

    L’impôt sur les bénéfices des sociétés est un mauvais instrument pour réduire le coût du travail et, en plus, les modalités de remboursement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sont particulièrement complexes. Il n’est donc pas étonnant que les conclusions des premières évaluations de son impact soient mitigées. Son remplacement par un allégement des cotisations sociales patronales sur les bas salaires aurait plus d’effets favorables sur l’emploi, et cette proposition du programme d’En Marche est donc bienvenue, mais deux importantes difficultés devront être résolues. La technique du crédit d’impôt a été retenue en 2012 parce qu’elle permettait de repousser de 2013 à 2014 l’impact de la baisse des charges des entreprises sur le déficit public, mais c’est très regrettable car il sera difficile de revenir en arrière. En effet, si le CICE est transformé en allégement de cotisations en 2018, l’État paiera 22 Mds€ de crédit d’impôt sur les salaires de 2017 en 2018, et les régimes sociaux perdront 22 Mds€ de cotisations sociales en 2018. Le déficit public sera donc majoré de 22 Mds€ en 2018, par rapport à la situation sans réforme, alors que l’objectif d’un déficit inférieur à 3,0 % du PIB sera très difficile à atteindre. Un deuxième motif explique le choix d’un crédit d’impôt en 2012. Les cotisations des employeurs au régime général de Sécurité sociale sont nulles au niveau du Smic, du fait des allégements actuels. Une nouvelle baisse ne pourrait porter que sur les cotisations dues à l’Unédic et aux régimes de retraites complémentaires, ce qui obligerait le gouvernement à engager des négociations avec les partenaires sociaux sur la compensation des pertes de recettes de ces régimes, alors même qu’il aura de nombreux autres sujets difficiles à discuter avec eux dans les prochains mois. Impact sur les régimes de retraites “Si le CICE est transformé en allégement de cotisations en 2018, l’État paiera 22 Mds€ de crédit d’impôt sur les salaires de 2017 en 2018, et les régimes sociaux perdront 22 Mds€ de cotisations sociales en 2018” En outre, dans un régime de retraite par points, comme l’Agirc-Arrco et comme le futur régime de retraite universel annoncé par le Président, il existe en principe un lien automatique entre les cotisations payées pendant la vie active, les points accumulés, et la pension perçue pendant la retraite. Réduire les cotisations en les remplaçant par des subventions de l’État ou des impôts transférés par l’État revient à couper ce lien et à s’éloigner des principes de base d’un régime par point. La transformation du CICE en allégement de cotisations patronales est nécessaire. Il serait néanmoins souhaitable de la repousser à 2019 ou 2020 pour que le coût budgétaire de la transition risque moins de conduire le déficit au-delà de 3 % du PIB, en espérant que le déficit aura bien diminué à cet horizon, et pour avoir le temps de résoudre le problème posé par la nature particulière des cotisations patronales qui subsistent au niveau du Smic.