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  • Consommer mieux et local

    Repenser notre façon de consommer en se passant de la grande distribution pourrait être une solution à la crise agricole. Une journaliste de la rédaction du Figaro.fr a relevé le défi des internautes de ne plus se rendre dans les grandes surfaces. Les premières conclusions de l'expérience participative sont sans appel. En pleine crise du secteur agricole, j'ai décidé de relever un défi lancé par les internautes: celui de ne plus mettre les pieds dans un supermarché pendant un mois. L'expérience gustative et participative vise à privilégier les circuits courts pour soutenir les producteurs. Repenser notre façon de consommer en se passant de la grande distribution pourrait en effet être une solution à la grave crise que traverse le secteur. Mais est-ce réaliste, compliqué, coûteux de bannir les grandes surfaces de notre quotidien? À en croire certains habitués des circuits courts, rien de plus simple. Sauf que, comme beaucoup de consommateurs français, j'étais accro aux grandes surfaces! Hormis quelques achats sur le marché le dimanche, j'achetais absolument tout au supermarché (je n'en suis pas fière)… et je me faisais livrer (en achetant quelques produits estampillés bio pour me donner bonne conscience). Mais ça, c'était avant. Car après une semaine d'expérience, je ne pourrais plus revenir en arrière. Au lancement du défi, nous vous avions sollicités pour récolter vos conseils, bons plans, astuces pour trouver des alternatives aux supermarchés. L'expérience participative a suscité un réel engouement sur Twitter et Facebook, ce qui m'a été d'une grande aide. Ainsi, grâce à vous, j'ai pu me rendre à un marché des producteurs organisé à Paris. Ensuite, vous nous avez guidés dans une épicerie paysanne à Marseille, une vente directe de fromages en Normandie, et donné bien d'autres conseils que j'ai mis en application.

  • Méditation clitoridienne

    C'est simple à comprendre, quand même : tu vas en cours, tu enlèves ta culotte, et tu te fais caresser le clitoris par un(e) inconnu(e). Une pratique assez courue en Californie, sous le nom de «méditation orgasmique» (MO), lancée en 2011 par une certaine Nicole Daedone, considérée par la presse américaine comme l'une des papesses du slow sex, et qui arrive à Londres (la pratique, pas Nicole) : des milliers de femmes auraient découvert, selon le site Dazed & Confused, la méditation par le doigt, la reconnexion à soi-même par un petit massage clitoridien rondement mené en quinze minutes par autrui, et qui conduirait à «une expérience partagée de méditation, et celle, profondément humaine, profondément ressentie et connectée de l’orgasme», centrée sur le plaisir féminin, explique ainsi l'une des étoiles de la MO (OM en anglais), la praticienne Rachel Tayeb. Pas de «sexe honteux, dans l'obscurité, sous les couvertures», dit-elle, non, de la masturbation à deux et au grand jour, pour tirer parti de la force de l'orgasme qui facilite, selon les pratiquants, «une plus grande conscience émotionnelle, des relations interpersonnelles améliorées, et le sentiment de plénitude». Le premier qui dit «c'est comme une petite turlute au bois» a perdu : il s'agit d'une pratique sans aucun but, selon l'un des sites français de coaching sexuel, sobrement intitulé méditation orgasmique, sinon l'échange, l'interconnexion, mixant un brin de tantrisme, de yoga, de zen, d'hypnose, de shamanisme et autres. Comme le résume Emmanuelle Duchesne, l'une des coachs du mouvement français, ceux qui pratiquent sont «hors du temps, vibrants, en résonnance l’un avec l’autre. Quand l’amour n’est plus un mot, mais un ressenti commun, quand l’orgasme n’est plus un instant mais un état». Explication sur la vidéo ici : Attends, il y a même un article sur Wikipédia – qui ne perd décidément jamais une occasion de rigoler – pour décrire une séance : «La pratique de la méditation orgasmique se fait à deux. Une personne se couche, nue jusqu’à la taille, tandis que l’autre se met à son côté. La personne assise caresse lentement et délibérément avec le bout de son doigt le clitoris ou le sexe de l’autre. Typiquement, les pratiquants portent des gants en latex ou en caoutchouc. La session dure quinze minutes et est chronométrée avec précision. Les deux partenaires concentrent leur attention sur le point de contact, et se contentent de ressentir la sensation qui est présente. Si l’esprit s’égare, on ramène son attention au point de contact et aux sensations immédiates. Les pratiquants de la méditation orgasmique soutiennent que cette pratique nourrit le système limbique, la partie du cerveau partagée avec d’autres mammifères et associée aux émotions, à l’empathie et à la motivation. Lorsque la session OM est terminée, les deux partenaires partagent leurs expériences verbalement.» Ma grand-mère aurait résumé ça par un lapidaire «y a pas de mal à se faire du bien». Nicole Daedone, elle, y voit une philosophie, le slow sex comme la slow food : prendre son temps, ne pas se fixer d'objectifs, goûter l'instant, ne pas se remplir de manière irréfléchie, etc. Et fait un parallèle assez déroutant avec le scorbut sur le site OneTaste qui représente le mouvement. Pendant des siècles les marins sont morts du scorbut, et, dans les années 30, on a découvert que c'était dû à un manque de vitamine C. «L’orgasme est un nutriment qui a été absent de l’alimentation humaine depuis des siècles. Il soulage ce sentiment qu'il "manque quelque chose" et le remplace par un sentiment de plénitude, où le désir devient votre boussole.» Le Christophe Colomb de la sexualité, quoi, qui règle l'angoissante question du néant ontologique avec un clitoris et un doigt. C'est rafraîchissant.

  • Premier contact

    La vie, c'est une aventure. Et si vous levez un sourcil blasé à la lecture de ce poncif ô combien éculé, c'est que avez oublié à quel point cette assertion est vraie. La vie est vraiment une aventure. Je m'en suis souvenu il y a peu, et je compte bien ne plus oublier ce fait important.

    La vie est une aventure. Le seul fait de se lever de son lit est en soi une plongée vers l'inconnu. Même lorsqu'on mène une petite vie, faite d'habitudes, et qu'on croit ainsi contrôler son univers à force de réduire son horizon, l'on découvre un jour qu'il suffit d'un rien pour que tout bascule. Un simple accident, un simple concours de circonstances conduisant à ce qu'une voiture vous renverse et vous fasse passer de peu dans l'au-delà.

    La vie est une aventure. Mais malheureusement, cette vérité est aujourd'hui oubliée. Par les gens, les médias, les politiques, les économistes, et l'ensemble de notre monde : il n'y a guère que les enfants pour s'en souvenir. Alors, redevenons enfant et revoyons le monde par leurs yeux. Pour nous émerveiller à nouveau, et pour observer le monde d'un regard neuf, sans a priori ni lassitude. Et, qui sait, avec peut-être davantage de solutions à proposer...