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  • Un petit vol en montgolfière

    Parce que nous n'avions encore jamais essayé, le week-end dernier, ma femme et moi avons expérimenté un vol en montgolfière du côté de Brive. Et je dois dire que j'ai été médusé par tout ce que j'ai vu là-haut. Je ne m'attendais pas à une telle expérience. Je me suis aperçu lors de ce vol combien nous sommes petits à l'échelle du monde. Toutefois, cela n'empêche pas que les organismes les plus insignifiants peuvent faire des ravages, parfois. Et notre activité humaine, aussi négligeable soit-elle selon certains, détériore irrémédiablement notre monde. Tenez, tout récemment, le 2ème plus gros émetteur de gaz à effet de serre au monde a en effet révoqué le plan climat d'Obama. Un certain magnat de l'immobilier estimait en effet que les réglementations environnementales sont superflues et a donc voulu maintenir de nombreuses centrales polluantes, contrairement au plan pour la réduction des émissions de CO2 qui prévoyait leur fermeture. Selon Scott Pruitt, ce plan était « une tentative illégale d'accroître le pouvoir des bureaucrates fédéraux sur la politique énergétique des Etats ». Pour une ONG environnementale, au contraire, le Clean Power Plan aurait pu sauver des milliers de vie. Qui croire, n'est-ce pas ? Les scientifiques ou les experts en fake news ? Cette décision n'est absolument pas surprenante dans la logique du président américain, qui s'est retiré il y a quelques mois des accords de Paris sur le climat. Mais elle confirme une chose : la crainte selon laquelle le réchauffement ne sera pas tenu en deça de 2°C. Le budget carbone s'épuise bien plus vite que les scientifiques ne l'avaient prévu et la mauvaise volonté américaine ne va certainement pas ralentir le processus. Surtout, n'oubliez pas de profiter autant que possible de cette période : parceq ue nous fonçons droit dans le vide et il n'y a personne pour appuyer sur les freins ! D'ailleurs, si vous souhaitez contempler notre monde de la meilleure manière qui soit, je vous invite à tenter le vol en montgolfière : la vue est impossible à oublier ! Suivez le lien. Brive

  • Le coût considérable de la distribution des génériques

    Contrairement à la plupart de leurs homologues européens, les pouvoirs publics n’ont su ou pu mobiliser que très faiblement les médecins pour favoriser la diffusion des médicaments génériques. Sous réserve d’incitations financières au titre de la rémunération sur objectifs de santé publique versée depuis 2012 aux médecins, le développement des génériques a été fondé sur un acteur, le pharmacien et sur un outil, le droit de substitution au médicament prescrit par le médecin. Cette politique n’est pas sans résultats. Fin 2015, les médicaments génériques représentaient 83,2 % du nombre de boîtes vendues dans les groupes non soumis à tarif forfaitaire de responsabilité (TFR) du répertoire en vigueur à mi-2014, contre 81,7 % fin 2007. En 2015, 26,5 % des boîtes remboursées par l’assurance maladie concernaient des génériques, contre 17,1 % en 2007. La diffusion croissante des génériques concourt à réduire les dépenses de médicaments remboursées par l’assurance maladie. Cependant, la diffusion des génériques conserve d’importantes marges de progression au regard d’autres pays européens. Les économies sont limitées par l’étroitesse du répertoire dans lequel le pharmacien peut substituer un générique à un princeps, par la fréquence de la prescription médicale de spécialités non génériquées et par l’utilisation de la mention « NS » (non substituable) par le prescripteur sur l’ordonnance. bstitution du pharmacien apparaît extrêmement coûteux, comme la Cour l’a déjà souligné en 2014, alors même que ces mécanismes n’avaient été conçus que comme transitoires et temporaires. En effet, les pharmacies bénéficient du cumul de plusieurs dispositifs incitatifs au développement de la vente des génériques : marge réglementée calquée sur celle du princeps, honoraires de dispensation favorables aux médicaments à bas prix, rémunération sur objectifs de santé publique, remises des entreprises pharmaceutiques pouvant aller jusqu’à 40 % du prix fabricant hors taxes (pour les pratiques légales) et rétrocession de la marge réglementée des grossistes répartiteurs. Alors qu’une ambiguïté pouvait apparaître sur la prise en compte ou non dans le plafond de 40 % de remises autorisées sur le prix des médicaments génériques, de la marge réglementée de distribution en gros rétrocédée aux officines, une ordonnance du 8 juin 2017 a retenu l’option la plus favorable aux pharmacies d’officine : ces marges ne sont pas soumises au plafond des remises commerciales. En 2016, selon des données communiquées par la chambre syndicale de la répartition pharmaceutique, le marché des médicaments génériques a représenté 4,4 Md€ de dépenses au total (en prix public). Sur ce montant, 2,2 Md€ sont revenus aux pharmacies d’officine. En s’en tenant aux seules données déclarées, la rétribution des pharmacies d’officine atteint ainsi 51 % des dépenses de génériques. Une part prépondérante de cette rémunération (65 %) provient de pratiques de marché.