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L'aventure, c'est l'aventure ! - Page 4

  • De la voltige en avion de chasse

    Pourquoi aime-t-on les sensations extrêmes ? C'est une question que je n'arrête pas de me poser depuis mon baptême en avion de chasse. Celui-ci a eu lieu la semaine dernière, et les souvenirs sont encore vifs dans ma mémoire : je me souviens de l'impression d'écrasement, de la panique que j'éprouvais lors des figures acrobatiques, de la certitude que je ne tiendrais pas jusqu'au bout, de mon corps couvert de sueur à la descente de l'appareil, de mes jambes en coton et de mes mains tremblantes. Et pourtant, je ne rêve que d'une chose : c'est de recommencer ! Comme les cacahuètes, qui ont un étrange goût de reviens-y. Je me souviens pourtant que c'était presque douloureux à vivre, par moments. Le vol commence plutôt doucement, par une étape de découverte à basse altitude. Maintenu fermement au siège par les sangles, on profite du paysage, mais on ne peut pas dire que ce soit impressionnant. Amusant, mais pas impressionnant pour un sou. Et puis commence la phase de voltige. Dès les premières secondes, on découvre l'ampleur des sensations. C'est tellement violent et rapide qu'on n'a pas le temps de crier. Après le premier break, j'ai senti une fine couche de sueur couvrir mon corps. Trois figures acrobatiques plus tard, j'étais en nage. Difficile de détailler comment les choses se sont passées. C'est que tout va très vite, sur le moment. Ce que je peux vous indiquer, cependant, c'est que quand le pilote vous dit de vous contracter, vous avez intérêt à obéir ! Il faut se contracter au maximum pour éviter le black out. J'ai d'ailleurs rapidement senti ma vue se rétrécir, et dû lutter pour ne pas perdre conscience. Le pilote demeurait en contact radio avec moi, et j'essayais de faire bonne figure, mais il était difficile de répondre sans laisser la panique filtrer dans ma voix : je parlais en gardant les dents serrées. Mon moment préféré, en dehors de la phase, est arrivé peu avant le retour. Lorsque le pilote m'a proposé de prendre les commandes pendant quelques secondes. Le manche en main, je me suis essayé à faire un tonneau. Un pur moment de bonheur. Je comprends pourquoi les pilotes proposent ces vols, bien qu'ils soient à la retraite. Les sensations de tels vols doivent manquer, pour un vétéran. Mais ce que je ne parviens pas à comprendre, c'est comme ils parviennent à résister à de telles sensations, tout en restant concentré sur le pilotage : c'est un peu comme rouler en trottinette à trois cents kilomètres heure, muni d'une armure de cent kilos ! En tout cas, si vous n'avez pas peur des sensations, voilà une expérience que je vous conseille vivement. On en ressort changé. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce de vol en avion de chasse.http://www.vol-avion-chasse.com

  • Les USA arment aussi l’Arabie

    Les États-Unis ont donné leur feu vert à deux grands contrats militaires avec l'Arabie saoudite totalisant plus de 1,4 milliard de dollars lundi, après un voyage du président américain dans ce pays où il a signé des méga-contrats visant à contrer la menace iranienne. Donald Trump a promis à Riyad jusqu'à 110 milliards de dollars d'armes et de formation. Environ un tiers de ces méga-accords relève de contrats qui avaient déjà été approuvés par la précédente administration de Barack Obama. Les Saoudiens ont reçu le feu vert de la diplomatie américaine pour un contrat de 750 millions de dollars de formation de leur armée de l'air, par plusieurs sous-traitants américains. En outre, le royaume va acheter pour 662 millions de dollars 26 systèmes de radars embarqués AN/TPQ-53(V), qui peuvent repérer des mortiers et des batteries de missiles. Lockheed Martin vendra les systèmes et d'autres entreprises américaines fourniront la logistique et la formation associées. Le département d'État avait déjà autorisé la marine saoudienne à acheter des lots de formations pour 250 millions de dollars à Kratos Defense et Security Solutions de San Diego. Lors du déplacement de Donald Trump à Riyad, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson avait expliqué que ces contrats aideraient à renforcer la sécurité des partenaires de Washington dans la région, évoquant notamment «la néfaste influence iranienne et les menaces liées à l'Iran qui existent sur toutes les frontières de l'Arabie saoudite». Mais l'unité des alliés du Golfe est remise en question par la rupture dimanche des relations avec le Qatar décidée par l'Arabie saoudite et ses alliés. Le Qatar, qui abrite une importante base aérienne américaine, est soupçonné de soutenir des organisations pro-iraniennes.

  • Retour sur la crise globale

    Par sa soudaineté et sa violence, la crise globale a surpris jusqu’à ceux qui l’attendaient depuis longtemps. Le propos de cet article n’est donc pas de distribuer des blâmes en dénonçant l’aveuglement des uns ou l’incurie des autres, mais plutôt de proposer un diagnostic qui appelle des solutions précises : le rétablissement d’une certaine équité américaine ; l’instauration d’une véritable efficacité européenne. Force est de constater que jusqu’à présent ni les Etats-Unis, ni l’Union européenne ne se sont vraiment engagés dans ces voies de réforme. Les deux sommets du G20, à New York en novembre 2008 et à Londres en avril 2009, ont plutôt été l’occasion pour les Etats-Unis et l’Union européenne de se renvoyer mutuellement la responsabilité de la crise. Les Européens, en dénonçant les errements et les fautes du Trésor américain, de la Réserve fédérale et de la Maison Blanche, ont exprimé leur colère devant ce qu’ils considèrent comme étant une crise importée et imposée à leurs sociétés et dont ils ne se sentent en rien responsables. Les Etats-Unis ont eu beau jeu de leur côté de dénoncer l’insuffisance de la réaction européenne et d’appeler à une véritable coordination mondiale des politiques économiques, en reléguant au second plan la question de la régulation financière mondiale et en renvoyant à plus tard la redistribution des cartes du pouvoir dans les institutions économiques internationales. Ces deux 114 Eloi Laurent positions antagoniques témoignent de ce que, des deux côtés de l’Atlantique, les leçons de l’histoire n’ont pas été assez méditées. La Grande Dépression n’a-t-elle pas été dramatiquement aggravée par la précarité sociale des travailleurs américains qui perdaient leur emploi par millions, et dont seuls les premiers jalons de l’Etat providence posés en 1934 ont contribué à atténuer l’effet économique néfaste ? L’Europe n’a-t-elle pas été touchée, tardivement mais terriblement, par la crise de 1929, qui a non seulement révélé ses faiblesses économiques, mais plus encore ses faiblesses morales ? L’Europe économique, qui n’existait pas dans les années 1930, doit devenir le laboratoire de la coopération internationale. L’administration Obama, qui est arrivée au pouvoir pour contrer la crise bien plus vite que l’administration Roosevelt, doit œuvrer pour que les Etats-Unis, pour paraphraser la traduction d’André Maurois de la Gettysburg Address, renaissent à l’égalité.