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Société

  • Comment juger les terroristes?

    Les activités des tribunaux de grande instance se multiplient. Une des mesures proposées serait de procéder à des comparutions immédiates pour les infractions terroristes de basse intensité. Certains avocats craignent de voir ces comparutions immédiates se multiplier, sans garantir les droits de la défense. De nombreuses personnes sont actuellement poursuivies par le parquet de Paris pour des affaires liées au terrorisme. Une nouveauté juridique a fait son apparition : la proposition de procéder à des comparutions immédiates pour les infractions terroristes mineures pour lesquelles on ne juge pas nécessaire de passer au préalable par un juge d'instruction. « La position du barreau n'a jamais changé. Tous les moyens à mettre en place pour lutter contre le terrorisme n'empêcheront pas l'État de droit de triompher, parce que ne pas laisser le libre cours à l'État de droit c'est contribuer à la restauration d'une barbarie. On ne peut pas répondre à la loi barbare de Daech par une restriction de la liberté. Ce qui me permet en tant qu'avocate de me réjouir d'une position successive des bâtonniers qui ont eu à se prononcer, c'est que l'État de droit restera la règle », indique à ce sujet l'avocate d'une famille de victimes du 13 novembre 2015 Samia Maktouf dans un entretien accordé à Sputnik. L'avocate mise ainsi sur le champ juridique qui ne doit être dépassé en aucun cas. Une telle approche est un accent particulier mis sur la législation. « La procédure de comparution immédiate fait que c'est le parquet — le procureur de la République de Paris — qui tient la main pour la procédure en accéléré. Mais cette procédure accélérée est prévue y compris en droit commun pour les infractions qui ne nécessitent pas d'ouverture d'information judiciaire. Cela ne veut pas dire qu'ils soient plus graves, mais ils laissent au parquet le pouvoir de les poursuivre rapidement, puisque tout le monde s'insurge contre la lenteur de la justice et l'encombrement des tribunaux », déclare pour sa part le préfet honoraire et écrivain Roger Marion dans un entretien accordé à Sputnik. Les services dédiés devraient agir de façon efficace, et si les services de renseignement ne coopèrent ni n'échangent leurs informations, il n'y aura pas d'avancées en matière de la lutte antiterroriste, signale Mme Maktouf.

  • Du cannabis au travail

    Voilà des mois que le gouvernement est empêtré dans sa Loi Travail. La gestion chaotique du dossier par le gouvernement a conduit à vider le texte de sa substance puisque celui-ci n’aura aucun effet concret et durable sur l’emploi. Les organisations syndicales de gauche ont gagné et aujourd’hui, il n’est plus question que de communication. L’objectif pour le gouvernement est simple : faire passer le texte, coûte que coûte et faire taire la polémique sur ce dossier. Depuis quelques semaines, les syndicats de jeunes de gauche extrême et d’extrême-gauche sont donc à la manœuvre. La réforme ne concerne pas vraiment la jeunesse mais c’était l’occasion pour William Martinet, actuel président de l’UNEF, de se faire un nom. Il faut dire que les luttes permettent à ces jeunes apparatchiks d’émerger dans la sphère politique. Bruno Julliard avait bataillé contre le CPE de Dominique de Villepin, Jean-Baptiste Prévost contre la réforme des universités de Valérie Pécresse et Emmanuel Zemmour militait pour le mariage des couples de même sexe. Chacun ses combats… Que restait-il donc à William Martinet sinon cette fameuse loi ? La lutte cependant, avec un gouvernement de gauche n’est pas facile. Il faut taper mais pas trop. Donner l’impression d’être entendu mais sans humilier. Le temps des consultations sans fin démarre dans l’entre soi. En effet, les « deals » s’organisent avec les syndicats lycéens et étudiants de gauche comme l’UNL, la FAGE et l’UNEF… Mais sans l’UNI, syndicat étudiant majoritaire à droite. Après plusieurs manifestations, la mise en scène est rodée. Les éléments de langage appris par cœur. Les syndicats de jeunes de gauche défilent, expliquant que le gouvernement a « entendu la jeunesse » avec un « plan ambitieux » mais que « le retrait est toujours demandé ». Comprenez le message aux troupes militantes : on va calmer le jeu, faire semblant de se battre. Coût de ce cadeau ? Un demi-milliard d’euros par an. Ce n’est pas cher payé après tout pour une victoire politique. Reste immanquablement un dernier problème : le bruit médiatique. Une actualité en chasse une autre. C’est même une constante de ce gouvernement. Depuis le début de son quinquennat, François Hollande subit l’agenda politique. On se souvient des affaires Leonarda, Cahuzac, Thévenoud, Trierweiler… La déchéance de nationalité a été remplacée par la Loi Travail. Comment remplacer la Loi Travail ? La manipulation est apparue hier. Au détour d’une interview, c’est Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, qui se charge d’allumer le brûlot. « Il faut mettre un terme à la prohibition du cannabis ». Le 15 octobre 2012, sur LCP, il disait exactement le contraire affirmant « je ne suis pas, moi, pour la dépénalisation du cannabis ». Aujourd’hui, il veut des « mécanismes de légalisation contrôlée ». La ficelle est grosse. C’est sur ordre qu’il a changé de position tout cela pour faire diversion. Vous verrez dans les médias des débats intéressants sur la dépénalisation du cannabis… Mais sur le fond, si elle n’est pas à l’ordre du jour, elle aura le mérite de faire oublier la contestation sur la Loi Travail. Cette tentative de manipulation médiatique est tellement grossière qu’elle en devient risible. Vivement 2017 et l’alternance pour en finir avec ces bluffeurs à la petite semaine.

  • L'église reconnait la pédophilie

    La conférence des évêques de France était réunie ce mardi, notamment pour prendre des mesures sur la pédophilie dans l’église. A l’issue d’une réunion de son conseil permanent, la conférence des évêques de France a annoncé une série de mesure visant a lutter contre la pédophilie au sein de l’Eglise. Ainsi, les évêques « s’engagent » tout d’abord à faire la lumière sur tous les cas de pédophilie, « mêmes anciens ». "Dans l'histoire des diocèses, des cas particuliers demeurent, même anciens, sur lesquels il est nécessaire de faire la lumière. Nous nous engageons à faire ce travail comme nous le faisons sur les cas portés à notre connaissance, notamment par les victimes", a déclaré Mgr Pontier. Parmi les mesures annoncées après les différents scandales qui ont frappé l’église ces dernières semaines, la création de cellules d’écoute des victimes dans tous les diocèses de France. "Un site internet dédié, notamment à l'accueil des victimes, permettra à celles-ci de rentrer en contact avec cette cellule locale. Dès aujourd'hui et dans l'attente de la mise en place du site internet, l'adresse mail 'paroledevictimes@cef.fr' est ouverte aux victimes" a précisé le président des évêques de France. La mise en place d’une « commission d’expertise indépendante » a également été annoncée ce mardi. "Présidée par une personnalité laïque qualifiée, et composée d'experts (anciens magistrats, médecins, psychologues, parents...)", elle aura "pour mission de conseiller les évêques dans l'évaluation des situations de prêtres ayant commis des actes répréhensibles".